Mourir, le temps que ça aille mieux
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Dans son livre 'Mourir, le temps que ça aille mieux', Julien De Sanctis livre un récit philosophique sur la dépression à partir de sa formation - l'auteur est docteur en philosophie - et de sa propre expérience.
C'est au retour d'un voyage que l'auteur a ressenti les symptômes de son mal-être, l'un d'entre eux se révélant être principalement la perte du désir. L'interprétation faite par Julien de Sanctis est que cette dépression s'est jouée sur fond de dévalorisation exercée pendant des années.
Le philosophe fait dans son essai notamment une critique de la performance (dans nos sociétés où il faut toujours se dépasser) qui n'est autre qu'illusion puisque cette quête du 'toujours plus' peut finir par nous rendre fou. Mieux vaut tendre vers une forme d'acceptation de soi si l'on veut gagner en sérénité.
L'auteur ne perd pas de vue l'idée que la dépression est une maladie qui ne se soigne pas à coup de volonté.
Afin d'étayer son récit Julien De Sanctis s'appuie sur des concepts philosophiques (Lévinas…) mais aussi sur des écrits de sociologie comme celui d'Alain Ehrenberg ('La fatigue d'être soi').
Un ouvrage intéressant qui place la dépression sous un angle différent, non plus dans l'idée d'une approche strictement personnelle mais l'élargissant à quelque chose d'universel.
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