Une heure à soi
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Dans 'Une heure à soi' Adèle Van Reeth explore notre capacité à faire face au réel. Jusqu'où peut-on aller, se laisser embarquer pour le fuir ? Travail, famille... tout est bon pour s'en échapper.
S'appuyant sur la philosophie de Pascal, la narratrice pousse la réflexion sur le vide dont on cherche à s'extraire. A cette fin, elle s'enferme dans un monastère. Mais ce retrait hors du monde agité ne lui apporte pas les réponses qu'elle attendait. Son questionnement philosophique se nourrit également des écrits de Thoreau, de Virginia Woolf et de Rousseau.
Dans nos sociétés hyperactives est-il possible de tout mener de front : travail, éducation des enfant, vie amoureuse ? A vouloir tout embrasser ne mettons nous pas en péril notre santé mentale ? Ces questions traversent le livre d'Adèle Van Reeth qui, en plus d'être philosophe, fut aussi à la tête d'une radio.
Se replier dans un monastère revient à vouloir rompre avec le quotidien en croyant y trouver une sorte de paix de l'esprit, tout en donnant tort au philosophe Pascal pour qui "Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Si le monastère pourrait offrir le lieu idéal pour fuir la réalité, il s'avère que ce n'est pas le cas car on s'y retrouve confronté non pas au repos dans une chambre, mais occupé à d'autres activités quotidiennes.
Reprenant l'idée, selon Virginia Woolf, qu'il faudrait pour écrire disposer d'une chambre à soi (en plus d'une rente), l'auteur nous explique que cela ne suffit pas si l'on n'a pas (aussi) du temps pour soi.
Passer son temps à fuir le vide nous conduit à ne plus avoir de temps. Et qui dit ne plus avoir de temps pour soi, dit aussi ne plus avoir accès à la créativité.
A force de vouloir fuir le vide, on risque de se vider de l'intérieur. Il convient alors, face à ce cercle vicieux, de ne pas être dans le déni.
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